NR : Jean-Marc TRAZERES se confie sur la situation du club
La Nouvelle République a interviewé Jean-Marc TRAZERES, Président du Rugby Club de Blois, au sujet de la situation du club suite à l’arrêt de la saison sportive depuis le 26 février. Il y confie son inquiétude au sujet des plus petites catégories qui auront manqué des étapes de leur formation après quasiment deux saisons blanches :
RC Blois : « Deux ans sans jouer, c’est dur pour les jeunes »
« La saison sportive du Rugby-Club de Blois est terminée depuis le 26 février, jour de l’annonce par la FFR d’une deuxième saison blanche consécutive. A Blois, qui avait fait un super début de championnat en Fédérale 3 (cinq victoires lors des six premières journées), le coup est rude et il y a toujours une vraie difficulté à se projeter sur la saison suivante comme l’explique le président Jean-Marc Trazères.
On vous imaginait en train de bâtir l’effectif pour 2021-2022…« Pour l’instant, c’est le calme plat au sujet des transferts. On a eu une réunion avec le staff et les dirigeants la semaine dernière, mais tout n’est pas encore réglé. A ma connaissance, aucun joueur n’a fait part de sa volonté de partir. Et pour les arrivées, il n’y a pas encore de signature officielle, c’est beaucoup trop tôt… »
Peut-on parler d’un club complètement à l’arrêt en raison de la crise sanitaire ? « Pas vraiment. Les membres du comité directeur sont au travail. Par exemple, on a appris que le festival national de rugby à 5 que nous devions organiser les 3 et 4 juillet était annulé, mais on a réussi à obtenir de la FFR qu’il nous soit octroyé pour les deux prochaines années, en 2022 et en 2023. »
Si les mesures gouvernementales devaient s’assouplir en mai, le RC Blois pourrait-il organiser ou participer à quelques rencontres ou tournois amicaux ? « Le tournoi David-Picaud (rugby à 5 avec les U18, seniors et féminines) se fera fin juin ou en septembre ; la décision n’est pas encore prise. En ce qui concerne les tournois jeunes, c’est pareil, nous sommes soumis aux conditions sanitaires. Dès que nous aurons le feu vert, l’école de rugby sera inscrite sur des petites compétitions. Il faut à tout prix que les jeunes reprennent au plus vite une activité avec un enjeu sportif, même minime, afin qu’ils puissent s’étalonner. Car après deux saisons de suite, pour ainsi dire, sans jouer, ils ont loupé des étapes importantes dans le système d’évolution des catégories qu’ils vont intégrer. Très clairement, il nous faudra être très vigilants et attentifs à leurs interrogations. »
La formation, c’est devenu le cheval de bataille du RCB… « Oui. La section sportive que nous avons mise en place au lycée Dessaignes fonctionne très bien, et nous travaillons sur une deuxième ouverture, qui est bien avancée, d’une autre section sportive dans un collège privé (Sainte-Marie) pour 2022. Nous finalisons également le dossier d’un centre d’entraînement labellisé (CEL) en partenariat avec la FFR. La date d’ouverture n’est pas encore déterminée. Enfin, deux nouvelles sections vont s’ouvrir au club à la rentrée de septembre : le baby-rugby (dès 3 ans) et une section sport santé. »
On imagine à moyen ou long terme votre volonté d’avoir des jeunes Blésois dans l’équipe fanion… « Disons que le rugby a besoin d’être reconnu dans la région Centre-Val de Loire et le département de Loir-et-Cher, pour pouvoir intégrer des jeunes dans les équipes seniors. Pour cela, nous devons passer par la formation dès le plus jeune âge et être capables, avec nos dirigeants et nos éducateurs diplômés qui font un gros travail, d’amener tous ces jeunes, à chacune de leurs étapes, au niveau le plus élevé. »
En ce sens, la labellisation 2 étoiles de l’école de rugby est une bonne nouvelle… « Oui, tout démarre par l’école de rugby. Il faut savoir qu’il n’y en a que deux dans la région à ce niveau-là : celle de Bourges (Fédérale 2) et la nôtre. »
La Fédérale 2, ça commence à faire un bon moment que Blois n’y a plus joué (depuis 2011)… « Les seniors doivent montrer l’exemple. Avec l’effectif d’aujourd’hui, avec le travail et le sérieux, nous devons être capables de monter d’une division dans les années qui viennent afin de prouver que nous ne sommes pas à notre place actuellement. Une accession, voilà qui permettrait, non seulement au RCB mais aussi à tout le comité départemental, de regarder vers le haut. Cela dit, il faut bien être conscient que cela passe par un engagement général. » »
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Le Rugby Club de Blois recrute, garçons et filles :
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